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Dossiers 2006

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avril 2006

 

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Vie politique de vos élu-e-s

Le Conseil Communal, pour servir de relais efficace à la population, est amené à envoyer des représentants dans différentes instances. Pour certaines, la loi l'impose (Centre culturel agréé, Commission Communale d'Aménagement du Territoire, Conseil de police, Assemblées générales d'intercommunales, etc.). Pour d'autres, cela se fait sur initiative communale (Commission Circulation, Comité "Carrières"...). 

Découvrez les mandats ECOLO.

Ces représentations sont attribuées à des Conseillers (les élus) ou à des personnes non élues proposées par les groupes politiques qui siègent au Conseil. Le principe est de respecter la proportion déterminée par les votes aux élections communales.

ECOLO plaide toujours pour envoyer des personnes non élues mais qui manifestent un intérêt réel, un engagement social ou une compétence professionnelle en lien avec l'objectif de l'organisation où le Conseil doit envoyer un représentant. Cela permet d'élargir le champ démocratique et le nombre de personnes concernées par la gestion communale. Nous l'avons dit, ce n'est pas toujours possible.

Zone de police : circulez, y a rien à voir !
Pas sûr…

A trois conseillers, nous nous partageons donc ces différents mandats. C'est ainsi que, suite au départ de notre ami Tim KAIRET, j'ai  (Claudine LIENARD) repris sa représentation au Conseil de police, un mandat rémunéré (±100 euros brut par réunion). Ce conseil rassemble des mandataires des 4 communes regroupées dans la zone de police de l'Ouest du Brabant wallon : Rebecq, Tubize, Ittre et Braine-le-Château. Depuis 2002, la loi a diminué de 10 à 4 le nombre de réunions annuelles obligatoires et c'est ce rythme qui est suivi dans notre zone.

Le fonctionnement se calque sur celui des Conseils Communaux.

La zone est administrée par un Collège de police composé des quatre Bourgmestres assistés du Chef de zone et d'un secrétaire, en l'occurrence, Michaël CIVILIO, notre secrétaire communal adjoint. Les séances sont présidées par le Bourgmestre de Tubize, Raymond LANGENDRIES. Le Conseil débat essentiellement des grands points de gestion de la zone : budgets, comptes et dépenses - engagement et suivi du personnel - achat, entretien et choix du matériel et des locaux. Il débat aussi des priorités des actions de police, de leur évaluation. Ainsi, au Conseil du 30 juin, un document a été présenté (résultats du plan zonal de sécurité 2004) reprenant les actions menées par la zone concernant les accidents routiers, les vols, le sentiment d'insécurité (visibilité des services de police).

J'ai demandé qu'un prochain relevé nous indique les actions menées concernant les autres types de délit et notamment les violences aux personnes et les nuisances et infractions environnementales. Michel PIRSON (ECOLO Tubize) a demandé, lui, que les détails des actions «circulations» soient transmis aux communes. Ces indications sont en effet utiles à certaines décisions communales en matière de voiries, par exemple, de politique d'information ou d'animation des quartiers, d'implantation de logements ou autres constructions.

Le climat de la réunion est constructif et courtois (un vrai régal à côté du climat du conseil rebecquois!). Ce qui n’empêche pas les conflits d’opinion (voir encadré). J'ai noté toutefois qu'il y avait rarement un vote véritable. De plus, le niveau technique des décisions implique une préparation complexe des dossiers pour pouvoir, le cas échéant, s’opposer à des décisions amenées comme pratiquement incontournables.

J'ai pensé alors à la déclaration récente du Conseiller ECOLO Ernest GLINNE à Courcelles qui s'interrogeait sur le droit au questionnement et à la cogestion des conseillers de zone, sur leur capacité d'initiative et l'éloignement croissant entre cette gestion policière et la population. Il n'avait pas vraiment tort... Le gros des décisions semble bouclé par les Bourgmestres et le petit nombre de réunions du conseil de police réduit les possibilités de suivi et d'interventions.

J'ai commencé néanmoins à réunir la documentation liée aux dossiers «police» tant au niveau fédéral que pour notre région et notre commune. Je lis les analyses et outils transmis par le groupe de travail «police» d'ECOLO. Je vais examiner les dossiers avant le conseil. Je suis plus à l'écoute des problèmes de sécurité exprimés par les gens que je rencontre.

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques et observations également.

IMPORTANT : les réunions du Conseil de police sont publiques (sauf la partie réservée aux dossiers mentionnant des cas personnels) comme celles du conseil communal. Elles sont annoncées aux valves communales et se tiennent au premier étage du bâtiment central de la zone, au 475 Chaussée de Mons (bâtiment Sedilec) à Tubize.

Je vous invite à y assister…  

Claudine Lienard (ECOLO Rebecq)

A la réunion du 23 février dernier, la coupe a débordé. En effet, aucune information n’avait été accessible aux conseillers concernant le point sur le renouvellement du chef de zone (sa note d’évaluation était absente au dossier) et sur un point d’engagement (aucune indication sur la personne retenue et, surtout, sur les résultats de la procédure d’embauche). En outre, le budget 2006 était présenté par le comptable, Mr Janssen, sans les documents de rigueur : note de synthèse, note de politique générale et avis de la Commission des Finances. Des mandataires PS et les 2 ECOLO ont protesté et demandé le report des points concernés. Au vu du résultat négatif du vote (6 contre 9), ils ont préféré quitter la séance. Celle-ci, n’ayant dès lors plus le quorum nécessaire, a sans doute été annulée. 

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Une loi pour sortir enfin du sexisme

Action "Carton Rose" de Vie féminine (11 mars 2006)A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, ce 8 mars 2006, ECOLO s’attaque aux stéréotypes sexistes qui continuent à alimenter les comportements discriminatoires envers les femmes mais aussi envers les hommes. Il a présenté une proposition de loi qui sera soumise à la co-signature des autres partis et déposée au Sénat et à la Chambre.

A l’instar de la loi de 1981 qui tend à réprimer les actes racistes et xénophobes, cette proposition vise à pénaliser certains actes inspirés par le sexisme et donc à la fois à responsabiliser et à donner à la société des limites quant à ce qui est admissible en la matière.

Action "Carton Rose" de Vie féminine (11 mars 2006)Plus globalement, ECOLO veut contribuer à une refonte des rapports hommes-femmes qui reconnaisse les aspirations légitimes des deux sexes à sortir du rôle que la société leur assigne encore trop souvent d’office.

Malgré l’existence de textes légaux belges et internationaux réprimant les discriminations de tout ordre, force est de constater que celles liées au sexe perdurent dans tous les domaines de la vie en société et c’est pourquoi ECOLO pense qu’il faut passer par une loi spécifique pour changer les mentalités et les comportements. Souvent les insultes sont inconscientes. Une loi tendant à réprimer le sexisme constituerait un outil précieux pour sensibiliser les hommes et les femmes.

Communiqué de presse ECOLO sur l’action des Verts pour le 8 mars (Journée Internationale de la Femme)

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Politique d'asile de la Belgique et occupation d'églises

Une septantaine de sans-papiers occupent l'église de Tubize depuis fin avril

Voir aussi notre motion déposée au Conseil Communal

Une septantaine de sans-papiers occupent l'église de Tubize depuis fin avril 2006C'est sur proposition d'ECOLO que le Conseil Communal de Rebecq à l'unanimité s'est prononcé en faveur des sans-papiers qui occupent l'église de Tubize.

Avec cette action, ECOLO veut avant tout défendre les droits de ces personnes qui ont dû quitter leur pays pour préserver leur intégrité, leur survie et celle de leur famille.

Nous dénonçons les longueurs et l'arbitraire des procédures d'analyse des dossiers administratifs, qui mènent à l'expulsion ou à la clandestinité de personnes, de familles qui sont chez nous depuis parfois 5 ou 6 ans. 

Nous ne pouvons accepter l'emprisonnement que certains (familles et enfants notamment) d'entre eux ont dû subir ou subissent encore aujourd'hui.

Une septantaine de sans-papiers occupent l'église de Tubize depuis fin avril 2006Notre vision de la politique d'asile

Ces personnes qui, dans le cas de Tubize, sont originaires d'Afrique, d'Asie ou d'Europe de l'Est, ne demandent qu'une chose : pouvoir reconstruire un avenir chez nous, travailler et permettre à leurs enfants d'aller à l'école en toute légalité, bénéficier des soins de santé, participer à la société belge. 

Si nous sommes en faveur d'une politique d'accueil résolument humaniste et de la mise en place d'une société multiculturelle, nous pensons aussi que la vraie solution à cette problématique de déracinement consiste à redonner des conditions de vie acceptables dans les pays d'origine concernés. 

La Belgique et l'Europe doivent intervenir dans ce sens et dénoncer les politiques souvent dictatoriales et conflictuelles qui sont menées dans les pays d'origine.

ECOLO et GROEN! veulent une réponse politique claire, humaine et urgente. 
Nous rappelons notre total soutien aux sans-papiers, qui utilisent une manière pacifique et mesurée pour attirer l'attention sur leur situation.

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Pourquoi ECOLO se préoccupe-t-il des sans-papiers ?

ECOLO est un parti politique qui se préoccupe aussi des personnes socialement et économiquement défavorisées. Nous voulons faire en sorte que des solidarités soient créées structurellement au niveau de la société et ceci, pour toutes les personnes confrontées à des besoins sociaux, peu importe leur origine et leur couleur de peau.

Nous sommes les premiers à revendiquer des conditions de vie respectant la dignité humaine. Au CPAS, nous nous battons contre l'exclusion et pour un service social, renforcé, dynamique et de terrain. Nous avons défendu des positions offensives pour veiller à ce que Rebecq prenne aussi sa part dans l'accueil des candidats réfugiés politiques en défendant la création des ILAs (maisons mises à disposition temporaire des réfugiés). Les résultats sont positifs. Plusieurs  personnes accueillies ont rendu (de manière volontaire et presque bénévole) des services au sein de la Résidence d'Arenberg et ont apporté leur sourire, leur contact humain aux pensionnaires.

Quant au problème des « sans-papiers », il est réel. Ces personnes, ces familles, ces enfants sont chez nous depuis des années. L'Etat a été incapable de gérer les procédures dans des durées correctes. Ces personnes ont quitté leur pays non par plaisir mais par désespoir.

Notre société a la capacité d'accueillir les personnes concernées. Notre richesse est suffisante. De plus ces personnes apporteront également leur savoir-faire à notre société qui ne trouve pas toujours la main-d'œuvre recherchée.

Cette solidarité-là, nous devons être capables de la produire. Pas au détriment d'autres solidarités telles un système de sécurité sociale, des logements sociaux correctement gérés et plus nombreux, mais en posant les choix politiques nécessaires.

Quinze millions d'euros pour Francorchamps représentent 150 nouveaux logements sociaux par an !

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Découragée par la politique ? Une famille rebecquoise nous interpelle...

Une famille rebecquoise nous a fait part de son désarroi face à la vie politique actuelle et  la gestion de notre commune. 

Nous lui avons répondu. Notre réponse s'adresse à tous ceux que l'actualité décourage, qui sont démotivés par la vie politique, peu enclins à croire encore aux vertus de la démocratie. 

Cette lettre intéressera aussi les autres, ceux qui croient que chaque citoyen a sa part dans la gestion de la cité par des voies multiples, qui sont convaincus que la diversité des points de vue est la richesse de la démocratie dont la règle de la majorité n'est pas la seule loi. 

Votre message nous va droit au cœur car il met le doigt sur toute une série de choses qui pourraient aller mieux dans notre commune;  travailler ces chantiers pour qu'ils évoluent positivement constitue la base de notre motivation politique. Il nous touche aussi car le désabusement et le découragement qu'il exprime nous semble sans doute la priorité à Rebecq : redonner le goût à ses habitants de s'intéresser de manière active à leur village et à son fonctionnement, faire en sorte que les bonnes idées soient entendues et prises en compte, que chacune et chacun à son niveau ait quelque chose à dire et à faire pour que Rebecq tourne au mieux.

Vous promettre la lune et que nous y arriverons seuls et sans erreur en restant, comme vous dites « proches de nos convictions », ce serait trop facile et trop beau. Vous dire que nous avons des convictions et une éthique, que nous avons des idées, que nous avons des outils (des méthodes, des savoirs d'associations, du parti, etc.), de la volonté et de l'enthousiasme, oui.

Nous savons aussi que nous n'arriverons à infléchir les choses qu'avec l'appui et la vigilance des habitants. S'ils ne s'y mettent pas à leur niveau, à leur manière et avec leur énergie à eux, ce sera dur. Vous voulez que nous restions proches de nos convictions : partagez-les, surveillez-nous (venez de temps en temps au conseil communal, par exemple, et donnez-nous votre avis) et rappelez-nous à l'ordre à l'occasion. Vous voulez qu'il y ait une attention aux cyclistes : cela ne sera possible que si les cyclistes s'expriment, disent leurs difficultés, formulent leurs propositions… le politique peut entendre, faire passer le message dans les débats qui accompagnent les prises de décision, surveiller si c'est pris en compte, etc. Le politique est un représentant de la population. S'il prend sa place et décide tout seul, cela ne peut aller. Mais il doit, à son tour, expliquer les enjeux collectifs dont il a connaissance pour que le citoyen ne décide pas uniquement en fonction de sa propre vision individuelle. La recherche de l'intérêt personnel n'est pas à supprimer, elle est à mettre en présence de l'intérêt de l'autre, des autres, à sa juste place dans la construction commune d'une gestion collective d'un village. Il y a des méthodes pour y arriver. C'est cela la (vraie) démocratie !

Vous voyez, nous ne vous dirons pas : voter pour nous et nous ferons du bon boulot à votre place. Nous ferons du bon travail politique si nous sommes portés par la volonté des gens. Nous aurons aussi bien plus de chance de rester fidèles à nos convictions et à notre éthique si vous y êtes attentifs.

Que nous changions de bourgmestre à Rebecq n'est pas le plus important. Même Jules Demol ferait du meilleur travail politique si les membres de son groupe politique et la population l'y encourageaient fermement. On est loin du compte… C'est pourquoi nous travaillons depuis des années à constituer, soutenir et rejoindre des réseaux de citoyens qui veulent bouger. Nous sommes en tout cas motivés à mettre au service des Rebecquois nos compétences et nos convictions. Nous sommes motivés pour être des politiciens conscients de leur rôle et de leur responsabilité, mais nous sommes tout aussi motivés à encourager au maximum une participation des citoyens. Simplement, la perception de la fonction politique a été tellement mise à mal par toute une série de pratiques négatives de cette fonction que nous savons que ce sera long et peu aisé.

Que vous repreniez espoir et énergie dans l'action collective est donc le souhait que nous faisons pour votre famille. Sans cet espoir et cette énergie, un fonctionnement politique positif sera très difficile. Alors, courage et gardez l'intérêt qui vous a poussé à nous écrire.

Bien à vous.

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Dernière révision le 29-10-2009