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Olivier Deleuze et ECOLO proposent...
C’est devant un auditoire d’une cinquantaine de personnes réuni à
l’initiative d’ECOLO Enghien, qu’Olivier Deleuze a exposé une approche
claire, motivée et sans fanfaronnade. Pour lui, il faut sortir du nucléaire !
“Je ne défends pas une vérité, mais une conviction profonde” disait-il
par ailleurs.
Le nucléaire a quelques avantages : il ne produit pas de CO2 et assure
une diversification énergétique, mais il a trop d’inconvénients : il
entraîne un risque d’accident, il avantage la prolifération (transport, détournement
de l’uranium à des fins militaires par certains pays) et il pose encore trop
de questions par rapport à la gestion des déchets. Ce qui en fait un choix
irresponsable pour l’avenir de l’humanité.
Sortir du nucléaire est avant tout une décision politique. Actuellement 58%
de l’électricité belge est produite par le nucléaire (la France en produit
75%, mais il n’y a pas de centrales nucléaires en Irlande ni en Autriche,
l’Allemagne et la Suède viennent de décider de sortir du nucléaire). Dans
le monde, 430 centrales nucléaires produisent 17% de l’électricité
mondiale.
Combiner plusieurs éléments
On ne peut sortir du nucléaire d’un seul coup. Le remplacement par des
centrales au gaz demande 3 ans. Il s’agit aussi d’encourager les économies
d’énergies et la production d’énergies vertes : éoliennes (parcs en mer),
panneaux solaires, biomasses qui pourraient passer de 6 à 12% de la production.
L’inconvénient des centrales au gaz est qu’elles produisent du CO2. La
production d’électricité représente 1/7 du CO2 global, alors que la
circulation automobile (voitures et camions) constitue de loin le plus grand
producteur de CO2. C’est là qu’il faudra réaliser des améliorations.
Pour sortir du nucléaire, il s’agit avant tout de créer un climat
politique qui influence la décision économique de construire des centrales au
gaz par exemple. L’ économie cherche avant tout la rentabilité immédiate.
Il faut en effet savoir que le gouvernement ne peut pas décider seul le type
de centrale à construire. La libre concurrence, les lois du marché et l’Europe
conditionnent les choix. Signalons que la libéralisation, au sens de la
suppression des monopoles, devrait favoriser une équité sociale et
environnementale.
Olivier Deleuze admet que chez nous, l’énergie nucléaire est gérée
par des personnes compétentes. Il insiste cependant sur le fait que si le
coût de la gestion des déchets nucléaires est inclus dans le coût du
kilowatt/heure, les assurances quant à elles sont plafonnées et la recherche
dans le domaine du nucléaire est payée par l’État au profit du développement
privé.
ECOLO
et Olivier Deleuze restent clairs. Il s’agit de faire un choix politique,
d’assurer l’avenir de nos enfants et petits-enfants, de faire un travail de
sensibilisation de manière permanente.
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Attention : ce qui suit constitue un rectificatif de l'article
d'octobre 2002 ...
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Dans l’article “Carrière de Bierghes, 2 villages enrobés”, paru dans le
Fil de Vert N°49 d’octobre dernier, nous écrivions que les L.E.R. (Les Enrobés de Rebecq) faisaient
partie du Groupe Carrières Unies de Porphyre (C.U.P). Il n’en est rien. Un
contact avec M. Fourdin des C.U.P a permis de préciser les choses. La carrière
(C.U.P), située sur la Chaussée d’Enghien près de Petit-Enghien a en effet
revendu la division des enrobés, il y a 2 ans, aux L.E.R qui font partie du
groupe S.C.R.E.G.
Les C.U.P n’interviennent donc plus dans leur gestion, si ce n’est
qu’ils partagent le même site. Les L.E.R sont les clients les plus importants
de la carrière.
La
carrière emploie une vingtaine de personnes de la région proche. La direction
signale “qu’elle est particulièrement attentive à un développement
harmonieux et tient à respecter le voisinage et l’environnement”.
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En mars 2002, le Conseil Communal a voté à l’unanimité une motion
affirmant “sans équivoque son opposition à toute implantation d’OGM sur
son territoire”, reconnaissant:
- qu’aucune autorité scientifique ne peut se prévaloir de connaître les
effets des organismes génétiquement modifiés sur la population;
- qu’il est prouvé que les OGM représentent un risque important de
pollution de la flore et de la faune, vu que ces cultures ne font l’objet
d’aucun confinement;
- que les autorités européennes, fédérales et régionales ont clairement
pris position pour un développement de l’agriculture biologique et que
les OGM représentent un risque de pollution irréversible des cultures
biologiques;
- que l’utilisation des OGM n’est pas indispensable, qu’aucun problème
agronomique ou alimentaire ne requiert aujourd’hui de solution transgénique;
- que les consommateurs belges ont clairement manifesté leur désintérêt
par rapport aux OGM.
Suivant l’association "Nature et Progrès", Rebecq a donc
“approuvé le principe de précaution dans un souci important de ses
concitoyens pour leur santé”.
Avec raison : modifier la recette génétique d’une plante ou d’un
animal, c’est peut-être obtenir un résultat intéressant dans un premier
temps (meilleure résistance aux maladies, par ex) mais nul ne peut dire
l’avenir de ces gènes modifiés lorsqu’ils seront inévitablement disséminés
dans la nature et combinés avec d’autres gènes. Des espèces
disparaissent déjà suite à ces manipulations. Bien sûr, ECOLO a approuvé le
vote de cette motion.
Du principe à la pratique : ça cale!
Mais les décisions prises en Conseil sont peu connues de la population
(pas de rapport public, pas d’information en toute-boîte, etc.).
Il nous semblait donc qu’il fallait concrétiser cette motion par quelques
mesures pratiques, pour qu’elle ne serve pas que d’ “alibi vert”. Nous
savons bien qu'il n'est pas du ressort de la Commune de se mêler des activités
professionnelles des agriculteurs ou des commerçants. Nous savons aussi qu'une
de nos propositions s'adresse au CPAS dont la gestion est distincte. Nous avons
d'ailleurs demandé à notre représentant de la relayer au conseil du CPAS, ce
qui a été fait.
Mais, pour que la lutte contre les OGM soit connue des citoyens, nous avons
mis au vote du Conseil Communal de mai 2002 des mesures d'information et de
sensibilisation locales.
Ces propositions ont été refusées par la majorité sous le prétexte que
l’Administration Fédérale s’occupait de tout. Preuve évidente que la
commune ne veut pas s’impliquer réellement dans cette action de refus des OGM
et que la motion votée en mars n’était que de la poudre (verte) aux yeux !
Les propositions d’ECOLO :
- Organiser une campagne d'information de la population sur la problématique
des OGM, mettre à disposition des citoyens dans les services communaux
toute information légale relative aux listes des OGM commercialisés : des
informations sur les OGM sont disponibles auprès de l'administration fédérale
et des associations, la commune peut servir de relais
- Sensibiliser les agriculteurs, les producteurs d'aliments et leurs
organisations professionnelles, afin qu'ils soient attentifs aux problèmes
environnementaux et sanitaires suscités par les OGM : la commune devrait
faire connaître sa position auprès de ces acteurs et pourrait organiser
des réunions d'information
- Écrire aux commerçants et gérants de grandes surfaces pour les
inciter à identifier clairement les produits alimentaires contenant des OGM
et les inviter à respecter la position communale
- Insérer une clause particulière dans le cahier des charges des marchés
des aliments et repas préparés, distribués ou financés par les services
communaux. Clause qui recommande que ces repas soient exempts d’OGM :
la commune doit montrer l'exemple et veiller à ce que les OGM ne
figurent pas dans les aliments qu'elle achète ou qu'elle fournit dans les
services communaux, dans les écoles, lors d'activités festives. Pour
cela, elle peut s’inspirer de la pratique du C.P.A.S. qui a pris cette
mesure concrètement et ceci sur base de la proposition de notre Conseiller
CPAS, Luc Schoukens
- Insérer dans le Règlement Communal un article interdisant la culture
d'OGM sur le territoire communal :
l'Union des villes et communes a jugé que c’était du ressort
communal et que cela pouvait être envisagé. Nous demandions qu'une telle
modification du règlement soit donc mise en œuvre.
Si vous souhaitez en savoir plus sur les OGM, vous
pouvez demander au secrétariat de la Locale (067 63
67 54) un dossier d’information.
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La logique du “tout à l’aval” ne fait que reporter
les problèmes plus loin : il faut permettre à l'eau de se stocker pour
ralentir les crues plutôt que transformer nos rivières en torrents.
Les propositions d'ECOLO pour un aménagement du territoire
tenant compte des risques d'inondations sont :
-
classer les zones inondables en zones non
constructibles,
-
entretenir écologiquement le lit majeur et mineur des
cours d’eau,
-
stabiliser les rives sujettes à l’érosion ou à
l’envasement,
-
reboiser les rives concaves des méandres,
-
diversifier les bassins versants par le boisement
(feuillus),
-
adopter une politique de réduction des émissions de
CO2 pour éviter le réchauffement de la planète et l'augmentation de l'évaporation
des eaux.
Dans le centre, l'eau vient de la Senne, des drainages des
champs situés en hauteur, des ruisseaux qui arrivent sous les voiries, des égouts
et des collecteurs qui amènent l'eau des rigoles, des filets d'eau, des rues et
surfaces macadamisées, … il faut agir sur tous ces points pour limiter les
problèmes.
L'expérience des riverains est précieuse. Les associer
à la gestion des cours d'eau est important.
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Depuis le départ de Sarah Berti qui a claqué la porte
du Centre Culturel en décembre 2002 dénonçant un climat de travail difficile
et une mauvaise gestion, rien ne va plus.
Après avoir essayé d’éviter le départ de
l’animatrice, le Conseil d’Administration apprend avec surprise que le Collège
des Bourgmestre et Échevins décide de diminuer son intervention financière en
cas de réengagement d'un(e) autre animateur(trice), au mépris du contrat établi
entre la Communauté Française, le Centre et la Commune.
Que s’est-il passé entre-temps?
La Commune a engagé Sarah pour continuer
les activités du Centre Culturel dans les écoles et veut maintenant
imposer à ce même Centre Culturel le paiement de son traitement. (Un peu comme
si une entreprise concurrente débauchait un travailleur intéressant dans votre
boîte et vous demandait ensuite de continuer à le rémunérer ! On croit rêver!)
Jean-Claude Piccin, Échevin de la Culture mais aussi
administrateur du Centre Culturel, est tiraillé entre faire plaisir au Collège,
qui veut imposer un mode de fonctionnement au Centre Culturel, et le bureau du
Centre Culturel qui en veut un autre.
A l'heure où l’on écrit ces lignes, il semblerait que
l'animatrice s'occupera d'un service culturel communal et d’un journal
communal; le Centre Culturel souhaitait réaliser depuis longtemps déjà cette
dernière proposition avec la collaboration de la Commune, et celle-ci l’a
toujours refusée.
On se demande quel jeu politique certains membres du CA
jouent au sein de l'association. Veut-on une vraie politique culturelle à
Rebecq ? Le Collège cherche-t-il à saborder cet outil de développement
socioculturel, financé à 50% par la Communauté Française ?
Pour ECOLO, il serait temps :
En effet, les responsables du Centre Culturel doivent
prochainement négocier avec la Communauté Française et la Commune un nouveau
contrat-programme qui scellera son avenir et son financement pour les quatre années
à venir.
ECOLO continuera à défendre une véritable autonomie
du Centre et des moyens de fonctionnement suffisants… à condition que le
Centre accomplisse réellement ses différentes missions d'animation, de développement
culturel et de dynamisation démocratique en lien étroit avec les habitants et
leurs associations.
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Deux petits étangs ne demandaient qu'à vivoter
tranquillement, îlots d'eau et de verdure permettant abri, en-cas et
pause à tout un petit peuple, nageant ou volant. Certes, le lieu offrait
peu de défense contre les déversements inopportuns d'immondices et de
gravats. La lente transformation en bosquet boisé était aussi en marche,
destin inéluctable toutefois de toute zone humide laissée à elle-même.
Pour sauvegarder ce paradis en réduction,
accueillant aux hérons et aux saules, il aurait suffi d'un peu
d'entretien mené avec les conseils judicieux de naturalistes. Une
alliance peu coûteuse entre la Commune, propriétaire principale, via son
groupe de travail “Plan Communal de Développement de la Nature”
(PCDN) et une association de protection des espaces naturels et le tour était
joué.
C'était compter sans l'ambition de D. Legasse
(Échevin, responsable du projet) et les méthodes radicales du Ministère
Wallon de l'Agriculture et de la Ruralité, aux ordres du ministre
anti-environnementaliste, José Happart ! Le groupe de travail du PCDN a
avalisé un projet de complexe “touristico-éducatif”, comprenant
"étang de pêche + parking + lagunage",
à la majorité de ses membres. Alors que, aux dires mêmes de D.
Legasse, les experts
naturalistes du PCDN ont voté contre ce projet. Pourquoi leur avis
n’a-t-il pas été mieux entendu?
Résultat : un “aménagement écologique
et paysager du site des étangs Liévin” de plus de 500.000 euros (20
millions de Fb) ! Pour réaliser cette “merveille” (selon les méthodes
de l’Office
Wallon de Développement Rural), le site a été nettoyé…
radicalement : végétation rasée (hormis de rares arbres amochés au
passage des engins), bassins vidés, curés et grillagés. Les
oiseaux, les insectes, les batraciens, les fleurs sont priés de retenir
leurs envies de refuges, de nids et de festins sauvages le temps des
travaux, le temps plutôt d'aller crever ailleurs !
Car si, dans quelques années, comme le pense D.
Legasse, le site paraîtra beau, la nature à préserver y sera morte,
irrémédiablement. Or ce projet (pilote) mirifique et cher représente
l'élément principal de l'action communale destinée à mieux protéger
les espaces naturels de son territoire !
On croit rêver… pardon… cauchemarder !

Il est vrai que dans quelques mois, ce sera beau,
net et propret (comme un pavé de béton) mais la nature y aura-t-elle
vraiment gagné en bio-diversité ?
Il est permis d’en douter…
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Lu pour vous dans le magazine
“BioInfo” n°37 de mai 2003.
Le bio meilleur pour la santé?
Les preuves scientifiques ont longtemps manqué mais
elles commencent à s'accumuler.
Réalisée par des chercheurs de l'Université de
Californie à Davis, une étude révèle ainsi que les fruits et les légumes
biologiques offrent une meilleure défense contre le cancer en raison de
leur teneur accrue en antioxydants. Les chercheurs ont mesuré les taux
d'acide phénolique et d'acide ascorbique contenus dans du maïs, des
fraises et des mûres cultivés en conventionnel, en agriculture
“durable” (seulement avec des engrais) ou de façon biologique. Ils
ont découvert que les aliments des deux derniers groupes contiennent de
19 à 58% d'antioxydants en plus que ceux produits en agriculture
chimique. Pour expliquer ces résultats, les chercheurs avancent qu'une
plante privée de la “protection” des pesticides doit produire plus
d'antioxydants pour se défendre, ce qui est tout bénéfice pour ceux qui
la consomment ensuite.
Les résultats de cette étude ont été publiés
dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry (Source: Passeport
Santé).
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Comme le stipule le décret wallon, un Syndicat
d’Initiative est une ASBL autonome par rapport aux autorités
communales, et indépendante du pouvoir politique. A Rebecq, les choses
sont très différentes.
En effet, rien ne peut plus s’entreprendre sans
l’aval total de l’Échevin ayant le tourisme et l’information dans
ses attributions. Qu’une commune veuille gérer ses activités
touristiques, cela peut se concevoir, mais alors elle y consacre les
moyens en créant un bureau communal du tourisme.
Au lieu de cela, la Commune détourne l’activité
d’une ASBL autonome et déjà reconnue, capable de bénéficier de
subsides régionaux. Elle lui impose ses propres règles et décide du
travail de l’équipe de salariés et des bénévoles.
Pour illustrer cela, lisez ce qui suit :
Du changement au Syndicat d’Initiative… et au Moulin !
Jean-Claude PICCIN décide de déménager les bureaux
du Syndicat
d’Initiative ! Il y a deux aspects à ce changement :
-
la pertinence du déménagement :
Il faut déplacer les bureaux (actuellement situés à côté
de la Bibliothèque) d’une part, pour satisfaire à des exigences
administratives en matière d’informations touristiques, et
d’autre part, pour faire plus de place à la Bibliothèque
Communale, bien à l’étroit.
En effet, la Bibliothèque pourrait s’installer
dans d’autres locaux plus spacieux et mieux adaptés à ses missions
(l’humidité de la rivière ne convient guère à des livres), la
Commune ne manque pas de bâtiments. Et le Syndicat d’Initiative,
moyennant l’ouverture, simple, d’une porte entre ses bureaux actuels
et le Moulin rencontrerait les exigences administratives. Ce faisant, les
conditions de travail du personnel auraient été bien adaptées aux
missions à remplir.
Or la volonté de l’Échevin est d’aménager un
comptoir au rez-de-chaussée du Moulin. Convenons que le projet réalisé
par les services communaux ne manque pas de classe, et utilise au mieux le
peu d’espace disponible tout en préservant le cadre historique. Mais
l’analyse préalable des fonctionnalités n’a pas été bien faite, ou
du moins fut trop rapide et schématique. Un comptoir permet certes les
missions d’informations qui incombent à un Syndicat d’Initiative,
mais n’est pas propice au travail administratif qui accompagne ce type
de mission : réalisation de dossiers, rédaction de nombreux rapports,
rencontres de personnes partenaires, réunion de divers intervenants,
rencontres des journalistes, etc.
La place et les commodités de travail ne permettront
pas ce type d’activités, pourtant indispensables.
Ce qui dérange le plus, c’est la manière dont
cette affaire est menée, sans respect des personnes, sans écoute des
besoins, avec pour argument général : «Ce sera comme cela !». Nous ne
pouvons approuver ces méthodes et l’avons d’ailleurs indiqué au
Conseil Communal.
Pourquoi l'indépendance du S.I. n'est plus que fiction
Il existe depuis des années une ASBL, créée à
l’initiative de quelques bénévoles, et toujours portée par des bénévoles
motivés par le développement touristique et culturel de l’entité.
Cette ASBL, qui reçoit de maigres subsides communaux, met sur pied les
manifestations organisées dans les moulins d’Arenberg et en assure la
promotion, ainsi que celle des autres activités attractives situées sur
le territoire communal : fermes pédagogiques, petit train, visites de
brasserie et des carrières, concerts, marches, etc.
Depuis quelques années, la commune a engagé une
personne à mi-temps, détachée au bureau du Syndicat d’Initiative, et
ensuite une deuxième personne sous contrat ACS (agent contractuel
subventionné). Et là, tout devient à la fois plus simple et plus
compliqué. Plus simple, car une part importante du travail est assurée
par des professionnels; plus compliqué car l’indépendance du S.I.
n’est plus qu’une fiction.
Main-mise du Pouvoir Communal sur le secteur associatif
Comme au Centre
Culturel, on assiste ainsi à une main-mise inacceptable du Pouvoir
Communal sur le secteur associatif.
Est-ce chipoter sur des détails de gestion ? Non car
une activité communale est liée à une politique décidée pour 6 ans et
gérée par un élu. Une activité associative connaît une autre évolution
dans le temps et colle à la dynamique voulue par son assemblée générale.
Pour une commune en bonne santé démocratique, les
deux volets d’activité doivent pouvoir s’épanouir en collaborant éventuellement
mais, surtout en se respectant.
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L’une après l'autre, les plaines de jeux du
centre de Quenast ont disparu. Suite à l'opération de sécurisation
du gouvernement fédéral, l’administration communale a retiré tous les
équipements de jeux avant de refaire un stock conforme aux nouvelles réglementations
et de le répartir à nouveau dans l'entité. Le hic, c’est que cette
répartition n’a pas servi tous les quartiers. C’est pourquoi,
lors du Conseil Communal de septembre, le groupe ECOLO a suggéré de ne
pas vendre les parcelles, propriétés communales, qui prolongent le
jardin de la MCAE 1 et du Centre Culturel, le long du sentier du Presbytère
(voir conseil communal en page 6). Nos conseillers proposaient de compléter
les jeux déjà installés pour les enfants de la MCAE et d’ouvrir ainsi
au public une plaine dans le centre, à l'abri des voitures. Cette
proposition a été balayée par la majorité communale.
D'autres
aménagements sont envisageables notamment près de la gare de Quenast.
Mais là non plus, pas question d'en discuter. Le mauvais argument de
la majorité est qu'une plaine de jeux est prévue dans la prairie dite
“Girardy”, située le long de la Senne. Mais voilà, ce projet est
évoqué depuis de nombreuses années sans aucune ébauche de réalisation
concrète. Les enfants grandissent vite et lorsqu'on est une maman ou
un papy qui cherche à emmener promener ses enfants ou ses petits-enfants
jusqu'aux jeux les plus proches, attendre des années, cela veut dire
rater la bonne période pour ce type de balade.
Des études sur les déplacements
des enfants et des personnes qui les accompagnent ont été réalisées. On
a ainsi déterminé des distances à partir desquelles la fréquentation
d'une plaine de jeux devient difficile. Pour les enfants de 0 à 6
ans, les jeux doivent se trouver aux abords directs des bâtiments (école,
maison), si possible à l'écart des voies carrossables, des parkings, en
zone ensoleillée et à l'abri du vent. Pour les enfants de 6 à 12 ans,
les jeux de ballons peuvent s'organiser à une distance de 100 à 150 mètres
des bâtiments et entre 200 et 500 mètres pour les jeux plus libres (vélo,
jeux, course, construction d'abris…). Il est donc important de prévoir
plus de petites plaines de jeux délocalisées au maximum, abritées
des voitures plutôt qu'une grande plaine bien équipée mais trop éloignée
pour beaucoup. Ainsi, dans le centre de Rebecq, la plaine de jeux de
l'ancienne gare ne peut remplacer valablement les anciennes petites
plaines de jeux situées aux abords de la grand-place. Les petits du
quartier autour de l'église ne peuvent s'y rendre de manière régulière.
Dans ce domaine également, une
concertation avec les habitants aurait son utilité. La répartition des
plaines de jeux est un sujet qui pourrait faire l'objet d'un débat et
d'une étude en CCAT. On peut rêver…
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La
Région Wallonne a mis au point un projet d’implantation de ZAE d’ici
2012 afin de rencontrer les futurs besoins économiques. Pour notre région,
c’est à Saintes-Tubize qu’une extension du zoning est prévue
(entre le TGV, l’A8 et la Chaussée d’Hondzocht).
ECOLO Ouest BW a décidé d’informer la population
au sujet de ce projet et de l’enquête publique concernant l’étude
d’incidences qui est en cours. Une réunion d’information a été
organisée le 21 octobre à Saintes. Près de 100 personnes y ont participé.
Le débat fut très intéressant et mobilisateur.
L’étude d’incidences contestée.
Dans l’étude d’incidences, réalisée par le
bureau ARIES Consultants, nous avons pu relever une série de problèmes,
de contradictions et de manquements :
• Les Plans Régionaux réclament un développement
durable et une gestion parcimonieuse du sol, dans lesquels cette ZAE
ne s’inscrit pas.
• Dans l’évaluation des besoins quantitatifs, on
n’a pas tenu compte des zones économiques existantes non gérées par
l’IBW.
• Dans l’inventaire des sites potentiels, les
sites industriels désaffectés, comme celui des Forges, ne sont
pas pris en compte à cause du sol pollué et du délai nécessaire
à la dépollution. Or ce délai n’est en réalité pas plus
important que celui nécessaire à la mise en oeuvre lourde (avec entrée
d’autoroute) de la ZAE ! De plus, le coût de la réhabilitation du site
des Forges pourrait être pris en charge en grande partie par l’Union
Européenne.
• L’avant-projet inclut ou jouxte des milieux
de grande valeur biologique: le ruisseau Stierbecq et ses prairies
humides qui présente un intérêt
paysager. Cette Zone supprime 65 ou 71 Ha de très bonnes terres agricoles
indispensables à une agriculture raisonnée. Elle est aussi en
remembrement et les propriétaires des terres ne sont à ce jour pas
clairement identifiés.

• L’installation de cette Zone va augmenter
les risques d’inondation par la suppression de surfaces d'infiltration
et leur remplacement par des surfaces de ruissellement. Des problèmes
d’épuration des eaux se poseront également
• Enfin,
ce projet de ZAE ne respecte pas les critères de mobilité multimodale
(eau, rail, route) que le site des «Forges» rencontre pleinement.
Zone économique ou zone de loisirs ?
Parallèlement, la Commune de Tubize a pris la décision
de demander une dérogation pour installer un parc de loisirs, avec pistes
de ski, hôtels, magasins de déstockage, restaurants,… dans cette ZAE.
Projet dont il n’est pas fait mention dans l’enquête publique.
Si l’objectif de création d’emplois peut ainsi
être rencontré, il faut bien admettre qu’en terme de mobilité
(surcharge de voitures, pas de liaisons entre les transports en
commun,…) et de choix d’aménagement du territoire, les problèmes se
posent de façon différente. Cette zone de loisirs, comme la ZAE elle-même,
aurait mieux sa place dans la zone assainie des anciennes Forges de
Clabecq.
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Et un contrat de rivière, un !
La
Senne, cette charmante rivière qui traverse Rebecq et Quenast après
avoir rencontré Naast, Soignies et Braine-le-Comte, fait l'objet de
beaucoup d'attentions ces derniers temps.
En effet, la décision de lancer une étude préalable
à la mise en route d'un Contrat de Rivière Senne a été décidée par
la Région Wallonne. Les bourgmestres de la plupart des communes
concernées par le bassin de la Senne se sont donc retrouvés à Rebecq récemment
pour signer en grande pompe et en présence du Prince Laurent ce premier
pas.
Il offre la possibilité de mettre régulièrement
autour de la table toute une série de personnes concernées par
l'entretien du cours d'eau. Services d'entretiens, responsables
communaux, riverains, associations environnementales, etc.… peuvent ainsi
échanger leurs connaissances de la rivière et réfléchir ensemble à sa
préservation. Ceci dit, l'expérience des 14 contrats de rivière
existant en Wallonie montre que leur efficacité tient surtout à la
qualité de leur coordination et celle-ci n'a pas encore été attribuée
pour le Contrat de Rivière de la Senne.
Égouts, stations d'épuration … et la Senne ?
Mais d'autres dispositions concernent la rivière
dans notre entité et toutes ne vont pas dans le sens d'une bonne santé
du cours d'eau et, surtout, d'une prévention des dommages dus à ses
crues.
C'est ainsi qu'au Conseil Communal du 2 juillet
dernier, nous avons marqué, par l'abstention de notre conseillère
Claudine LIENARD, notre préoccupation sur les retombées pour la Senne
des importants travaux qui se préparent pour l’installation d’un
nouvel égouttage dans le centre de Rebecq. Nous voulions attirer
l'attention sur le fait qu'un système performant d'égouts et de stations
d'épuration ne résout pas tous les problèmes de pollution des eaux de
surface et qu'il faut aussi investir dans la prévention des rejets
nocifs.
Il y a là un travail d'information et d'incitation
auprès de la population qui reste à poursuivre régulièrement. Il reste
aussi des inconnues sur l’ampleur des
retombées de ces travaux qui augmenteront la quantité et la
vitesse de l'eau déversée dans la rivière et donc les risques
d’inondations.
Nous avons également demandé au Collège
d'envisager des actions et des mesures pour aider les habitants des zones
non égouttables. La commune peut favoriser l'épuration individuelle
en regroupant les demandes. Il existe en effet une prime, récemment
revue à la hausse, pour la réalisation de systèmes en assainissement
autonome groupé à l'initiative des communes. Il existe aussi une
possibilité d'être exempté de la taxe sur le déversement des eaux usées
lorsque l'on dispose d'une installation d'épuration individuelle conforme
et contrôlée. Il faut en informer les habitants.
Coup de canif dans le contrat !
Autre disposition régionale : le Plan Pluies qui prévoit
un recensement des zones inondables et l'arrêt de toute construction
dans celles-ci.
Sage décision que ne semblent pas devoir respecter
les autorités communales rebecquoises.
En effet, celles-ci persistent à préparer
l'installation d'une quarantaine de logements pour personnes âgées dans
une prairie située dans un méandre de la rivière sous le mur du
cimetière de Rebecq.
Ce projet qui pourrait tout à fait trouver une autre
place, outre qu'il risque d'avoir des retombées sur les terrains proches
(et notamment la résidence d'Arenberg) en cas d'inondations, saccagera un
espace vert, reconnu comme l'un des plus beaux tronçons de la vallée
de la Senne par tous ceux qui aiment cette rivière, de sa source à
son rendez-vous avec la Dyle, près de Malines.
On le voit, pour la Senne, une grande messe
d'intentions «vertes» d'un côté et de l’autre des projets bien
concrets pour amocher sa vallée.
Vous avez dit politique de l'environnement ?
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