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Comment sortir du nucléaire ?

Olivier Deleuze et ECOLO proposent...

Sortir du nucléaireC’est devant un auditoire d’une cinquantaine de personnes réuni à l’initiative d’ECOLO Enghien, qu’Olivier Deleuze a exposé une approche claire, motivée et sans fanfaronnade. Pour lui, il faut sortir du nucléaire ! “Je ne défends pas une vérité, mais une conviction profonde” disait-il par ailleurs.

Le nucléaire a quelques avantages : il ne produit pas de CO2 et assure une diversification énergétique, mais il a trop d’inconvénients : il entraîne un risque d’accident, il avantage la prolifération (transport, détournement de l’uranium à des fins militaires par certains pays) et il pose encore trop de questions par rapport à la gestion des déchets. Ce qui en fait un choix irresponsable pour l’avenir de l’humanité.

Sortir du nucléaire est avant tout une décision politique. Actuellement 58% de l’électricité belge est produite par le nucléaire (la France en produit 75%, mais il n’y a pas de centrales nucléaires en Irlande ni en Autriche, l’Allemagne et la Suède viennent de décider de sortir du nucléaire). Dans le monde, 430 centrales nucléaires produisent 17% de l’électricité mondiale.

Combiner plusieurs éléments

On ne peut sortir du nucléaire d’un seul coup. Le remplacement par des centrales au gaz demande 3 ans. Il s’agit aussi d’encourager les économies d’énergies et la production d’énergies vertes : éoliennes (parcs en mer), panneaux solaires, biomasses qui pourraient passer de 6 à 12% de la production.

L’inconvénient des centrales au gaz est qu’elles produisent du CO2. La production d’électricité représente 1/7 du CO2 global, alors que la circulation automobile (voitures et camions) constitue de loin le plus grand producteur de CO2. C’est là qu’il faudra réaliser des améliorations.

Pour sortir du nucléaire, il s’agit avant tout de créer un climat politique qui influence la décision économique de construire des centrales au gaz par exemple. L’ économie cherche avant tout la rentabilité immédiate.

Il faut en effet savoir que le gouvernement ne peut pas décider seul le type de centrale à construire. La libre concurrence, les lois du marché et l’Europe conditionnent les choix. Signalons que la libéralisation, au sens de la suppression des monopoles, devrait favoriser une équité sociale et environnementale.

Olivier Deleuze admet que chez nous, l’énergie nucléaire est gérée par des personnes compétentes. Il insiste cependant sur le fait que si le coût de la gestion des déchets nucléaires est inclus dans le coût du kilowatt/heure, les assurances quant à elles sont plafonnées et la recherche dans le domaine du nucléaire est payée par l’État au profit du développement privé.

ECOLO et Olivier Deleuze restent clairs. Il s’agit de faire un choix politique, d’assurer l’avenir de nos enfants et petits-enfants, de faire un travail de sensibilisation de manière permanente.

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Carrière de Bierghes et L.E.R. : 2 sociétés différentes

Attention : ce qui suit constitue un rectificatif de l'article d'octobre 2002 ...
Dans l’article “Carrière de Bierghes, 2 villages enrobés”, paru dans le Fil de Vert N°49 d’octobre dernier, nous  écrivions que les L.E.R. (Les Enrobés de Rebecq) faisaient partie du Groupe Carrières Unies de Porphyre (C.U.P). Il n’en est rien. Un contact avec M. Fourdin des C.U.P a permis de préciser les choses. La carrière (C.U.P), située sur la Chaussée d’Enghien près de Petit-Enghien a en effet revendu la division des enrobés, il y a 2 ans, aux L.E.R qui font partie du groupe S.C.R.E.G.

Les C.U.P n’interviennent donc plus dans leur gestion, si ce n’est qu’ils partagent le même site. Les L.E.R sont les clients les plus importants de la carrière.

La carrière emploie une vingtaine de personnes de la région proche. La direction signale “qu’elle est particulièrement attentive à un développement harmonieux et tient à respecter le voisinage et l’environnement”.

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OGM : Rebecq a dit NON !

OGM, non merci. Mais oui à la biodiversité ! En mars 2002, le Conseil Communal a voté à l’unanimité une motion affirmant “sans équivoque son opposition à toute implantation d’OGM sur son territoire”, reconnaissant:
  • qu’aucune autorité scientifique ne peut se prévaloir de connaître les effets des organismes génétiquement modifiés sur la population;
  • qu’il est prouvé que les OGM représentent un risque important de pollution de la flore et de la faune, vu que ces cultures ne font l’objet d’aucun confinement; 
  • que les autorités européennes, fédérales et régionales ont clairement pris position pour un développement de l’agriculture biologique et que les OGM représentent un risque de pollution irréversible des cultures biologiques;                                                                                    
  • que l’utilisation des OGM n’est pas indispensable, qu’aucun problème agronomique ou alimentaire ne requiert aujourd’hui de solution transgénique;
  • que les consommateurs belges ont clairement manifesté leur désintérêt par rapport aux OGM.

Suivant l’association "Nature et Progrès", Rebecq a donc “approuvé le principe de précaution dans un souci important de ses concitoyens pour leur santé”.

Avec raison : modifier la recette génétique d’une plante ou d’un animal, c’est peut-être obtenir un résultat intéressant dans un premier temps (meilleure résistance aux maladies, par ex) mais nul ne peut dire l’avenir de ces gènes modifiés lorsqu’ils seront inévitablement disséminés dans la nature et combinés avec d’autres gènes. Des espèces disparaissent déjà suite à ces manipulations. Bien sûr, ECOLO a approuvé le vote de cette motion.

Du principe à la pratique : ça cale!

Mais les décisions prises en Conseil sont peu connues de la population (pas de rapport public, pas d’information en toute-boîte, etc.).

Il nous semblait donc qu’il fallait concrétiser cette motion par quelques mesures pratiques, pour qu’elle ne serve pas que d’ “alibi vert”. Nous savons bien qu'il n'est pas du ressort de la Commune de se mêler des activités professionnelles des agriculteurs ou des commerçants. Nous savons aussi qu'une de nos propositions s'adresse au CPAS dont la gestion est distincte. Nous avons d'ailleurs demandé à notre représentant de la relayer au conseil du CPAS, ce qui a été fait. 

Mais, pour que la lutte contre les OGM soit connue des citoyens, nous avons mis au vote du Conseil Communal de mai 2002 des mesures d'information et de sensibilisation locales. 

Ces propositions ont été refusées par la majorité sous le prétexte que l’Administration Fédérale s’occupait de tout. Preuve évidente que la commune ne veut pas s’impliquer réellement dans cette action de refus des OGM et que la motion votée en mars n’était que de la poudre (verte) aux yeux !

Les propositions d’ECOLO :

  • Organiser une campagne d'information de la population sur la problématique des OGM, mettre à disposition des citoyens dans les services communaux toute information légale relative aux listes des OGM commercialisés : des informations sur les OGM sont disponibles auprès de l'administration fédérale et des associations, la commune peut servir de relais
  • Sensibiliser les agriculteurs, les producteurs d'aliments et leurs organisations professionnelles, afin qu'ils soient attentifs aux problèmes environnementaux et sanitaires suscités par les OGM : la commune devrait faire connaître sa position auprès de ces acteurs et pourrait organiser des réunions d'information
  • Écrire aux commerçants et gérants de grandes surfaces pour les inciter à identifier clairement les produits alimentaires contenant des OGM et les inviter à respecter la position communale
  • Insérer une clause particulière dans le cahier des charges des marchés des aliments et repas préparés, distribués ou financés par les services communaux. Clause qui recommande que ces repas soient exempts d’OGM :  la commune doit montrer l'exemple et veiller à ce que les OGM ne figurent pas dans les aliments qu'elle achète ou qu'elle fournit dans les services communaux, dans les écoles, lors d'activités festives. Pour cela, elle peut s’inspirer de la pratique du C.P.A.S. qui a pris cette mesure concrètement et ceci sur base de la proposition de notre Conseiller CPAS, Luc Schoukens
  • Insérer dans le Règlement Communal un article interdisant la culture d'OGM sur le territoire communal :  l'Union des villes et communes a jugé que c’était du ressort communal et que cela pouvait être envisagé. Nous demandions qu'une telle modification du règlement soit donc mise en œuvre.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les OGM, vous pouvez demander au secrétariat de la Locale (067 63 67 54) un dossier d’information.

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Inondations : les propositions d'ECOLO

Innondations à Rebecq : les propositions d'ECOLOLa logique du “tout à l’aval” ne fait que reporter les problèmes plus loin : il faut permettre à l'eau de se stocker pour ralentir les crues plutôt que transformer nos rivières en torrents.


Les propositions d'ECOLO pour un aménagement du territoire tenant compte des risques d'inondations sont :

  • classer les zones inondables en zones non constructibles,

  • entretenir écologiquement le lit majeur et mineur des cours d’eau,

  • stabiliser les rives sujettes à l’érosion ou à l’envasement,

  • reboiser les rives concaves des méandres,

  • diversifier les bassins versants par le boisement (feuillus),

  • adopter une politique de réduction des émissions de CO2 pour éviter le réchauffement de la planète et l'augmentation de l'évaporation des eaux.

Innondations à Rebecq : les propositions d'ECOLODans le centre, l'eau vient de la Senne, des drainages des champs situés en hauteur, des ruisseaux qui arrivent sous les voiries, des égouts et des collecteurs qui amènent l'eau des rigoles, des filets d'eau, des rues et surfaces macadamisées, … il faut agir sur tous ces points pour limiter les problèmes. 

L'expérience des riverains est précieuse. Les associer à la gestion des cours d'eau est important.

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Quel avenir pour le centre culturel de Rebecq ?

Depuis le départ de Sarah Berti qui a claqué la porte du Centre Culturel en décembre 2002 dénonçant un climat de travail difficile et une mauvaise gestion, rien ne va plus.

Après avoir essayé d’éviter le départ de l’animatrice, le Conseil d’Administration apprend avec surprise que le Collège des Bourgmestre et Échevins décide de diminuer son intervention financière en cas de réengagement d'un(e) autre animateur(trice), au mépris du contrat établi entre la Communauté Française, le Centre et la Commune.

Que s’est-il passé entre-temps?

La Commune a engagé Sarah pour continuer  les activités du Centre Culturel dans les écoles et veut maintenant imposer à ce même Centre Culturel le paiement de son traitement. (Un peu comme si une entreprise concurrente débauchait un travailleur intéressant dans votre boîte et vous demandait ensuite de continuer à le rémunérer ! On croit rêver!)

Jean-Claude Piccin, Échevin de la Culture mais aussi administrateur du Centre Culturel, est tiraillé entre faire plaisir au Collège, qui veut imposer un mode de fonctionnement au Centre Culturel, et le bureau du Centre Culturel qui en veut un autre.

A l'heure où l’on écrit ces lignes, il semblerait que l'animatrice s'occupera d'un service culturel communal et d’un journal communal; le Centre Culturel souhaitait réaliser depuis longtemps déjà cette dernière proposition avec la collaboration de la Commune, et celle-ci l’a toujours refusée.

On se demande quel jeu politique certains membres du CA jouent au sein de l'association. Veut-on une vraie politique culturelle à Rebecq ? Le Collège cherche-t-il à saborder cet outil de développement socioculturel, financé à 50% par la Communauté Française ?

Pour ECOLO, il serait temps :

  • d'arrêter de jouer avec l'avenir culturel de notre village

  • de refaire du Centre un véritable outil socio-culturel avec la participation des habitants de l'entité.  

En effet, les responsables du Centre Culturel doivent prochainement négocier avec la Communauté Française et la Commune un nouveau contrat-programme qui scellera son avenir et son financement pour les quatre années à venir.

ECOLO continuera à défendre une véritable autonomie du Centre et des moyens de fonctionnement suffisants… à condition que le Centre accomplisse réellement ses différentes missions d'animation, de développement culturel et de dynamisation démocratique en lien étroit avec les habitants et leurs associations.

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Il était une fois une zone humide au Thiembecq...

Les étangs Lievin avant le désastreDeux petits étangs ne demandaient qu'à vivoter tranquillement, îlots d'eau et de verdure permettant abri, en-cas et pause à tout un petit peuple, nageant ou volant. Certes, le lieu offrait peu de défense contre les déversements inopportuns d'immondices et de gravats. La lente transformation en bosquet boisé était aussi en marche, destin inéluctable toutefois de toute zone humide laissée à elle-même.

Les étangs Lievin avant le désastrePour sauvegarder ce paradis en réduction, accueillant aux hérons et aux saules, il aurait suffi d'un peu d'entretien mené avec les conseils judicieux de naturalistes. Une alliance peu coûteuse entre la Commune, propriétaire principale, via son groupe de travail “Plan Communal de Développement de la Nature” (PCDN) et une association de protection des espaces naturels et le tour était joué.

Fiers de leur réalisation aux Etangs Lievin...C'était compter sans l'ambition de D. Legasse (Échevin, responsable du projet) et les méthodes radicales du Ministère Wallon de l'Agriculture et de la Ruralité, aux ordres du ministre anti-environnementaliste, José Happart ! Le groupe de travail du PCDN a avalisé un projet de complexe “touristico-éducatif”, comprenant "étang de pêche + parking + lagunage", à la majorité de ses membres. Alors que, aux dires mêmes de D. Legasse,  les experts naturalistes du PCDN ont voté contre ce projet. Pourquoi leur avis n’a-t-il pas été mieux entendu? 

Aménagement du site des Etangs Lievin au Thiembecq : vous avez dit écologique ? Résultat : un “aménagement écologique et paysager du site des étangs Liévin” de plus de 500.000 euros (20 millions de Fb) ! Pour réaliser cette “merveille” (selon les méthodes de l’Office Wallon de Développement Rural), le site a été nettoyé… radicalement : végétation rasée (hormis de rares arbres amochés au passage des engins), bassins vidés, curés et grillagés. Les oiseaux, les insectes, les batraciens, les fleurs sont priés de retenir leurs envies de refuges, de nids et de festins sauvages le temps des travaux, le temps plutôt d'aller crever ailleurs !

Aménagement du site des Etangs Lievin au Thiembecq : vous avez dit écologique ?Car si, dans quelques années, comme le pense D. Legasse, le site paraîtra beau, la nature à préserver y sera morte, irrémédiablement. Or ce projet (pilote) mirifique et cher représente l'élément principal de l'action communale destinée à mieux protéger les espaces naturels de son territoire !

On croit rêver… pardon… cauchemarder !   Aménagement du site des Etangs Lievin au Thiembecq : vous avez dit écologique ?


Aménagement du site des Etangs Lievin au Thiembecq : vous avez dit écologique ?Il est vrai que dans quelques mois, ce sera beau, net et propret (comme un pavé de béton) mais la nature y aura-t-elle vraiment gagné en bio-diversité ?

Il est permis d’en douter…

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Nouvelle verte - Bio contre cancer

Lu pour vous dans le magazine “BioInfo” n°37 de mai 2003.

Le bio meilleur pour la santé?

Les preuves scientifiques ont longtemps manqué mais elles commencent à s'accumuler. 

Réalisée par des chercheurs de l'Université de Californie à Davis, une étude révèle ainsi que les fruits et les légumes biologiques offrent une meilleure défense contre le cancer en raison de leur teneur accrue en antioxydants. Les chercheurs ont mesuré les taux d'acide phénolique et d'acide ascorbique contenus dans du maïs, des fraises et des mûres cultivés en conventionnel, en agriculture “durable” (seulement avec des engrais) ou de façon biologique. Ils ont découvert que les aliments des deux derniers groupes contiennent de 19 à 58% d'antioxydants en plus que ceux produits en agriculture chimique. Pour expliquer ces résultats, les chercheurs avancent qu'une plante privée de la “protection” des pesticides doit produire plus d'antioxydants pour se défendre, ce qui est tout bénéfice pour ceux qui la consomment ensuite.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry (Source: Passeport Santé).

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Le syndicat d'initiative : un fonctionnement curieux

Comme le stipule le décret wallon, un Syndicat d’Initiative est une ASBL autonome par rapport aux autorités communales, et indépendante du pouvoir politique. A Rebecq, les choses sont très différentes.

En effet, rien ne peut plus s’entreprendre sans l’aval total de l’Échevin ayant le tourisme et l’information dans ses attributions. Qu’une commune veuille gérer ses activités touristiques, cela peut se concevoir, mais alors elle y consacre les moyens en créant un bureau communal du tourisme.

Au lieu de cela, la Commune détourne l’activité d’une ASBL autonome et déjà reconnue, capable de bénéficier de subsides régionaux. Elle lui impose ses propres règles et décide du travail de l’équipe de salariés et des bénévoles.

Pour illustrer cela, lisez ce qui suit :                        


Du changement au Syndicat d’Initiative… et au Moulin !

Jean-Claude PICCIN décide de déménager les bureaux du Syndicat d’Initiative ! Il y a deux aspects à ce changement :

  • la pertinence du déménagement :

    Il faut déplacer les bureaux (actuellement situés à côté de la Bibliothèque) d’une part, pour satisfaire à des exigences administratives en matière d’informations touristiques, et d’autre part, pour faire plus de place à la Bibliothèque Communale, bien à l’étroit.

  • les modalités de la nouvelle installation :

    Toutefois, ces exigences n’imposent pas d’installer les bureaux du Syndicat d’Initiative au rez-de-chaussée du Moulin.

En effet, la Bibliothèque pourrait s’installer dans d’autres locaux plus spacieux et mieux adaptés à ses missions (l’humidité de la rivière ne convient guère à des livres), la Commune ne manque pas de bâtiments. Et le Syndicat d’Initiative, moyennant l’ouverture, simple, d’une porte entre ses bureaux actuels et le Moulin rencontrerait les exigences administratives. Ce faisant, les conditions de travail du personnel auraient été bien adaptées aux missions à remplir.

Or la volonté de l’Échevin est d’aménager un comptoir au rez-de-chaussée du Moulin. Convenons que le projet réalisé par les services communaux ne manque pas de classe, et utilise au mieux le peu d’espace disponible tout en préservant le cadre historique. Mais l’analyse préalable des fonctionnalités n’a pas été bien faite, ou du moins fut trop rapide et schématique. Un comptoir permet certes les missions d’informations qui incombent à un Syndicat d’Initiative, mais n’est pas propice au travail administratif qui accompagne ce type de mission : réalisation de dossiers, rédaction de nombreux rapports, rencontres de personnes partenaires, réunion de divers intervenants, rencontres des journalistes, etc.

La place et les commodités de travail ne permettront pas ce type d’activités, pourtant indispensables.

Ce qui dérange le plus, c’est la manière dont cette affaire est menée, sans respect des personnes, sans écoute des besoins, avec pour argument général : «Ce sera comme cela !». Nous ne pouvons approuver ces méthodes et l’avons d’ailleurs indiqué au Conseil Communal.


Pourquoi l'indépendance du S.I. n'est plus que fiction

Il existe depuis des années une ASBL, créée à l’initiative de quelques bénévoles, et toujours portée par des bénévoles motivés par le développement touristique et culturel de l’entité. Cette ASBL, qui reçoit de maigres subsides communaux, met sur pied les manifestations organisées dans les moulins d’Arenberg et en assure la promotion, ainsi que celle des autres activités attractives situées sur le territoire communal : fermes pédagogiques, petit train, visites de brasserie et des carrières, concerts, marches, etc.

Depuis quelques années, la commune a engagé une personne à mi-temps, détachée au bureau du Syndicat d’Initiative, et ensuite une deuxième personne sous contrat ACS (agent contractuel subventionné). Et là, tout devient à la fois plus simple et plus compliqué. Plus simple, car une part importante du travail est assurée par des professionnels; plus compliqué car l’indépendance du S.I. n’est plus qu’une fiction. 


Main-mise du Pouvoir Communal sur le secteur associatif

Comme au Centre Culturel, on assiste ainsi à une main-mise inacceptable du Pouvoir Communal sur le secteur associatif.

Est-ce chipoter sur des détails de gestion ? Non car une activité communale est liée à une politique décidée pour 6 ans et gérée par un élu. Une activité associative connaît une autre évolution dans le temps et colle à la dynamique voulue par son assemblée générale.

Pour une commune en bonne santé démocratique, les deux volets d’activité doivent pouvoir s’épanouir en collaborant éventuellement mais, surtout en se respectant.                                  

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Dis Maman, c'est où qu'on joue ?

L’une après l'autre, les plaines de jeux du centre de Quenast ont disparu. Suite à l'opération de sécurisation du gouvernement fédéral, l’administration communale a retiré tous les équipements de jeux avant de refaire un stock conforme aux nouvelles réglementations et de le répartir à nouveau dans l'entité. Le hic, c’est que cette répartition n’a pas servi tous les quartiers. C’est pourquoi, lors du Conseil Communal de septembre, le groupe ECOLO a suggéré de ne pas vendre les parcelles, propriétés communales, qui prolongent le jardin de la MCAE 1 et du Centre Culturel, le long du sentier du Presbytère (voir conseil communal en page 6). Nos conseillers proposaient de compléter les jeux déjà installés pour les enfants de la MCAE et d’ouvrir ainsi au public une plaine dans le centre, à l'abri des voitures. Cette proposition a été balayée par la majorité communale.

Et pourquoi pas une plaine de jeu ici à Quenast ?D'autres aménagements sont envisageables notamment près de la gare de Quenast. Mais là non plus, pas question d'en discuter. Le mauvais argument de la majorité est qu'une plaine de jeux est prévue dans la prairie dite “Girardy”, située le long de la Senne. Mais voilà, ce projet est évoqué depuis de nombreuses années sans aucune ébauche de réalisation concrète. Les enfants grandissent vite et lorsqu'on est une maman ou un papy qui cherche à emmener promener ses enfants ou ses petits-enfants jusqu'aux jeux les plus proches, attendre des années, cela veut dire rater la bonne période pour ce type de balade.


Des études sur les déplacements des enfants et des personnes qui les accompagnent ont été réalisées. On a ainsi déterminé des distances à partir desquelles la fréquentation d'une plaine de jeux devient difficile. Pour les enfants de 0 à 6 ans, les jeux doivent se trouver aux abords directs des bâtiments (école, maison), si possible à l'écart des voies carrossables, des parkings, en zone ensoleillée et à l'abri du vent. Pour les enfants de 6 à 12 ans, les jeux de ballons peuvent s'organiser à une distance de 100 à 150 mètres des bâtiments et entre 200 et 500 mètres pour les jeux plus libres (vélo, jeux, course, construction d'abris…). Il est donc important de prévoir plus de petites plaines de jeux délocalisées au maximum, abritées des voitures plutôt qu'une grande plaine bien équipée mais trop éloignée pour beaucoup. Ainsi, dans le centre de Rebecq, la plaine de jeux de l'ancienne gare ne peut remplacer valablement les anciennes petites plaines de jeux situées aux abords de la grand-place. Les petits du quartier autour de l'église ne peuvent s'y rendre de manière régulière.

Dans ce domaine également, une concertation avec les habitants aurait son utilité. La répartition des plaines de jeux est un sujet qui pourrait faire l'objet d'un débat et d'une étude en CCAT. On peut rêver…                           

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Un projet de ZAE à Saintes-Tubize

Extension du Zoning d'Activités Economique (ZAE) à Saintes-TubizeLa Région Wallonne a mis au point un projet d’implantation de ZAE d’ici 2012 afin de rencontrer les futurs besoins économiques. Pour notre région, c’est à Saintes-Tubize qu’une extension du zoning est prévue (entre le TGV, l’A8 et la Chaussée d’Hondzocht).

ECOLO Ouest BW a décidé d’informer la population au sujet de ce projet et de l’enquête publique concernant l’étude d’incidences qui est en cours. Une réunion d’information a été organisée le 21 octobre à Saintes. Près de 100 personnes y ont participé. Le débat fut très intéressant et mobilisateur.

L’étude d’incidences contestée.

Dans l’étude d’incidences, réalisée par le bureau ARIES Consultants, nous avons pu relever une série de problèmes, de contradictions et de manquements :

• Les Plans Régionaux réclament un développement durable et une gestion parcimonieuse du sol, dans lesquels cette ZAE ne s’inscrit pas.

• Dans l’évaluation des besoins quantitatifs, on n’a pas tenu compte des zones économiques existantes non gérées par l’IBW.

• Dans l’inventaire des sites potentiels, les sites industriels désaffectés, comme celui des Forges, ne sont  pas pris en compte à cause du sol pollué et du délai nécessaire à la dépollution. Or ce délai n’est en réalité pas plus important que celui nécessaire à la mise en oeuvre lourde (avec entrée d’autoroute) de la ZAE ! De plus, le coût de la réhabilitation du site des Forges pourrait être pris en charge en grande partie par l’Union Européenne.

L’avant-projet inclut ou jouxte des milieux de grande valeur biologique: le ruisseau Stierbecq et ses prairies humides qui  présente un intérêt paysager. Cette Zone supprime 65 ou 71 Ha de très bonnes terres agricoles indispensables à une agriculture raisonnée. Elle est aussi en remembrement et les propriétaires des terres ne sont à ce jour pas clairement identifiés.

Extension du Zoning d'Activités Economique (ZAE) à Saintes-Tubize

• L’installation de cette Zone va augmenter les risques d’inondation par la suppression de surfaces d'infiltration et leur remplacement par des surfaces de ruissellement. Des problèmes d’épuration des eaux se poseront également

  Enfin, ce projet de ZAE ne respecte pas les critères de mobilité multimodale (eau, rail, route) que le site des «Forges» rencontre pleinement.

Zone économique ou zone de loisirs ?

Parallèlement, la Commune de Tubize a pris la décision de demander une dérogation pour installer un parc de loisirs, avec pistes de ski, hôtels, magasins de déstockage, restaurants,… dans cette ZAE. Projet dont il n’est pas fait mention dans l’enquête publique.

Si l’objectif de création d’emplois peut ainsi être rencontré, il faut bien admettre qu’en terme de mobilité (surcharge de voitures, pas de liaisons entre les transports en commun,…) et de choix d’aménagement du territoire, les problèmes se posent de façon différente. Cette zone de loisirs, comme la ZAE elle-même,  aurait mieux sa place dans la zone assainie des anciennes Forges de Clabecq.

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Vive la Senne ! qu'ils disaient...

Et un contrat de rivière, un !

Et un contrat de rivière pour la Senne, un !La Senne, cette charmante rivière qui traverse Rebecq et Quenast après avoir rencontré Naast, Soignies et Braine-le-Comte, fait l'objet de beaucoup d'attentions ces derniers temps.

En effet, la décision de lancer une étude préalable à la mise en route d'un Contrat de Rivière Senne a été décidée par la Région Wallonne. Les bourgmestres de la plupart des communes concernées par le bassin de la Senne se sont donc retrouvés à Rebecq récemment pour signer en grande pompe et en présence du Prince Laurent ce premier pas.

Il offre la possibilité de mettre régulièrement autour de la table toute une série de personnes concernées par l'entretien du cours d'eau. Services d'entretiens, responsables communaux, riverains, associations environnementales, etc.… peuvent ainsi échanger leurs connaissances de la rivière et réfléchir ensemble à sa préservation. Ceci dit, l'expérience des 14 contrats de rivière existant en Wallonie montre que leur efficacité tient surtout à la qualité de leur coordination et celle-ci n'a pas encore été attribuée pour le Contrat de Rivière de la Senne.

Égouts, stations d'épuration … et la Senne ?

Mais d'autres dispositions concernent la rivière dans notre entité et toutes ne vont pas dans le sens d'une bonne santé du cours d'eau et, surtout, d'une prévention des dommages dus à ses crues.

C'est ainsi qu'au Conseil Communal du 2 juillet dernier, nous avons marqué, par l'abstention de notre conseillère Claudine LIENARD, notre préoccupation sur les retombées pour la Senne des importants travaux qui se préparent pour l’installation d’un nouvel égouttage dans le centre de Rebecq. Nous voulions attirer l'attention sur le fait qu'un système performant d'égouts et de stations d'épuration ne résout pas tous les problèmes de pollution des eaux de surface et qu'il faut aussi investir dans la prévention des rejets nocifs.

Il y a là un travail d'information et d'incitation auprès de la population qui reste à poursuivre régulièrement. Il reste aussi des inconnues sur l’ampleur des  retombées de ces travaux qui augmenteront la quantité et la vitesse de l'eau déversée dans la rivière et donc les risques d’inondations.

Nous avons également demandé au Collège d'envisager des actions et des mesures pour aider les habitants des zones non égouttables. La commune peut favoriser l'épuration individuelle en regroupant les demandes. Il existe en effet une prime, récemment revue à la hausse, pour la réalisation de systèmes en assainissement autonome groupé à l'initiative des communes. Il existe aussi une possibilité d'être exempté de la taxe sur le déversement des eaux usées lorsque l'on dispose d'une installation d'épuration individuelle conforme et contrôlée. Il faut en informer les habitants.

Coup de canif dans le contrat !

Autre disposition régionale : le Plan Pluies qui prévoit un recensement des zones inondables et l'arrêt de toute construction dans celles-ci.

Sage décision que ne semblent pas devoir respecter les autorités communales rebecquoises.

En effet, celles-ci persistent à préparer l'installation d'une quarantaine de logements pour personnes âgées dans une prairie située dans un méandre de la rivière sous le mur du cimetière de Rebecq.

Ce projet qui pourrait tout à fait trouver une autre place, outre qu'il risque d'avoir des retombées sur les terrains proches (et notamment la résidence d'Arenberg) en cas d'inondations, saccagera un espace vert, reconnu comme l'un des plus beaux tronçons de la vallée de la Senne par tous ceux qui aiment cette rivière, de sa source à son rendez-vous avec la Dyle, près de Malines.

On le voit, pour la Senne, une grande messe d'intentions «vertes» d'un côté et de l’autre des projets bien concrets pour amocher sa vallée.

Vous avez dit politique de l'environnement ?

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Dernière révision le 19-10-2009